Un peu après Genève, Lausanne, Montreux, les reflets du Léman disparaissent. Direction Aigle et ses vignes. Un peu plus haut dans les montagnes, Leysin et ses anciens vaisseaux d'héliothérapie puis les alpages de Chateau-d'Oex, L'Etivaz, les Diablerets et Villars-Gryon... Dans ces Alpes vaudoises à la francophonie si marquée, les hommes ont presque apprivoisé les sommets et les vallées. Pour aller à leur rencontre, rien de tel qu'un petit verre de blanc du cru ou une bonne bière autour d'une assiette de fromage (Etivaz et tomme vaudoise...) et de tranches de viande séchée. Les portes des chalets s'ouvrent. Des chalets comme on les imagine enfant dans un monde aux couleurs Heidi. Vert tendre et rouge suisse. Des petits cubes de bois sombre au toit à deux pans, accrochés à la pente entre des montagnes découpées.
Le soir, quand le soleil rougit la pierre, les vaches prennent une pose de pacha dans l'herbe en attendant la traite du matin, les tracteurs rentrent les dernières fournées de foin, les chalets s'illuminent de petits carrés jaunes, les fleurs se referment... La fraîcheur tombe en silence sur l'alpe. La chaleur est à l'intérieur. Dans le chalet et les sourires.











